Création de la ZLECAF: le quorum du 22è pays atteint avec la ratification par la Gambie


AFRIQUE - ECONOMIE
Photo de famille du Sommet de l'UA en mars 2018 à Kigali

   

Par La Rédaction
2019-04-05 15:05:47 / 608 vues

Plus rien ne bloque désormais l’entrée en vigueur du marché africain prévue pour juillet 2019 même si beaucoup reste encore à faire pour l’opérationnaliser. L’entrée en vigueur de l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) était conditionnée par l’atteinte d’un seuil minimum de 22 ratifications. C’est désormais chose faite.  En effet, le 2 avril dernier, le Parlement gambien a donné sa caution en  approuvant l’accord signé par 44 pays membres de l'Union africaine (UA), le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda.

Conformément au terme du traité, l'accord entrera en vigueur en principe le à l’occasion du Sommet extraordinaire de l'Union Africaine (UA) prévu pour se tenir à Niamey (Niger), à l'initiative du président Issoufou Mahamadou, responsabilisé par l'UA pour l’effectivité de la Zlecaf.

Si le processus semble avancé, plusieurs puissances économiques du continent dont le Nigéria se montrent encore réticentes. Mais, les négociations devraient se poursuivre pour l’adhésion des pays n’ayant pas encore approuvé l’accord. Par ailleurs, plusieurs paramétrages et négociations portant sur des modalités d’opérationnalisation de la ZLECAF doivent se poursuivent. Car, en février dernier à l'occasion du 32e sommet de l'UA d'Addis-Abeba, le président Issoufou expliquait lors de la présentation du rapport d'étape que les consultations se poursuivent à tous les niveaux pour que les délais soient respectés et toutes les garanties prises pour la réussite du processus. Il avait évoqué notamment les modalités de la libéralisation tarifaire (pour ce qui concerne les produits sensibles et les listes d'exclusion); l'élaboration des listes d'engagements spécifiques et les cadres réglementaires de coopération pour le commerce des services ainsi que sur les investissements, la politique de la concurrence et les droits de propriété intellectuelle.

Au terme de la mise en œuvre de cet ambitieux projet de l'Agenda 2063 de l'UA, 300 000 emplois directs et plus de 2 millions d'emplois indirects sont attendus pour un PIB de plus de 3 000 milliards de dollars selon les projections officielles. Aussi, envisage-t-on de faire passer le commerce intra-africain à 25% à l'horizon 2023 pour environ 15% à 18 % actuellement.