Intégration économique: le 12e Sommet extraordinaire de l’UA accouche d’environ 2500 milliards de dollars de PIB cumulé pour les marchés africains.


AFRIQUE - ECONOMIE
Le Président de la République du Bénin, Patrice Talon, engageant son pays dans la ZLECAF à l'occasion du sommet de Niamey.

   

La Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAF) a été officiellement lancée ce 07 juillet à Niamey au Niger. C’était lors du 12e  sommet extraordinaire de l’Union Africaine. Adoptée à Kigali au Rwanda en mai 2018, sa signature avait été ouverte au pays de l’Union Africaine. De 44 en 2018, le nombre de signature enregistrés passe désormais à 53 en 2019 avec la signature du Bénin et du Nigéria lors du sommet de Niamey. Avant ce sommet, le nombre de signature des pays ayant déjà adhéré était à 51. Ce pas marque le début officiel de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (Zlecaf) et permettra l’ouverture du marché commun qui représente 1,2 milliard d’habitants et près de 2500 milliard de dollars de PIB cumulé.

Par Justin KOUAVON (Stag)
2019-07-08 11:40:11 / 610 vues

Etant un espace d’échange commercial élargi, la ZLECAF est, par excellence, l’un des outils de concrétisation de l’intégration économique tant prônée en Afrique. Selon les aspirations de l’agenda 2063 et les objectifs du traité d’Abuja, «il est évident que l’opérationnalisation de la ZLECAF est de nature à favoriser l’entreprenariat, l’emploi de la jeunesse et l’émancipation des femmes». C’est donc un espace qui, avec la signature des différents Etats membres de l’Union Africaine, s’élargit pour permettre à l’institution d’atteindre ses objectifs économiques. Des objectifs dont la résultante est de créer un marché commun à partir des 54 marchés africains. Il faut rappeler ici que seule l’Erythrée n’a pas encore adhéré à la ZLECAF. Pour le moment donc, la zone de libre-échange continentale africaine possède 53 marchés africains en commun. Lors du lancement de la ZLECAF, le Président de l’UA, Moussa Faki MAHAMAT a indiqué que la croissance de l’économie africaine devrait être deux fois plus rapide que celle du monde développé.

Des chiffres en faveur de l’économie africaine.

Avec le nombre d’habitants que possède la ZLECAF, elle devient le plus vaste marché commercial au monde. A en croire plusieurs rapports et études croisés, l’initiative permettra la diminution de 90% des droits de douanes, la simplification des procédures administratives, la libre circulation des personnes et des biens, etc. Ce qui va impacter les échanges inter-africains qui connaitront une augmentation d’environ 30% selon les chiffres de l’ONU.  Il permettra l’augmentation de 1 à 3% du PIB par Etat membre. Les prouesses économiques vont plus s’accentuer particulièrement à l’horizon 2030 et 2050. D’ici 2030, la population africaine devrait passer à 1,7 milliard et à 2,5 milliard en 2050 ; soit 26% de la population mondiale en âge de travailler et près de 70% de cette population auront moins de 30 ans et plus de la moitié constituée des femmes. Autant de facteurs avantageux que la ZLECAF nourrit au sein d’une Afrique prospère et économiquement établie.