"Le Livre Contre les Maux de la Cité, 2019": l’association "Écrivains Humanistes" renforce les capacités d’écriture de 21 candidats béninois et togolais


BENIN - DEVELOPPEMENT
Les candidats en plein atelier avec l'écrivain Myrtille Akofa Haho

   

Par Justin KOUAVON (Stag)
2019-08-29 22:15:10 / 637 vues

Ils sont désormais plus aguerris pour affronter la deuxième phase du volet concours du programme "Le Livre Contre les maux de la cité, 2019". Initié par l’association Ecrivains Humanistes du Bénin, le programme littéraire "Le Livre Contre les Maux de la Cité", qui est à sa cinquième édition, cette année 2019, a réuni du 27 au 29 août à Artisttik Africa, de jeunes béninois qui s’essayent à l’écriture et qui envisagent y faire carrière. Axé cette année sur le thème "L’émigration clandestine vue par les jeunes écrivains ouest africains", « le programme vise à faire participer les jeunes écrivains ouest africains aux différents débats de la société les concernant », a expliqué le président de l’Association Ecrivains Humanistes du Bénin, Camille A. Sègnigbindé. En effet, précise-t-il, les participants à cet atelier, de trois jours, sont les dix jeunes écrivains en herbe béninois sélectionnés après un appel, à proposition de textes de nouvelle sur la thématique de l’édition 2019 dudit programme, suivi d’une première évaluation pour jauger les aptitudes littéraires des candidats. Mais il n’y a pas que les postulants béninois qui ont subi ce processus. Ceux togolais et nigériens aussi. Ils suivront, alors, juste après le Bénin, le même atelier en vue d’améliorer la qualité de leurs textes proposés.

L'écrivain et journaliste Collince Yan, formateur principal lors des ateliers de Cotonou

Au Bénin, durant les trois jours, les candidats ont eu droit à une dizaine de communications portant sur plusieurs thématiques dont "la migration" et "la chaine du livre", d’exercices pratiques et de partages d’expériences animés par des écrivains confirmés comme Habib Dakpogan, Rodrigue Atachoué, Hermann Yao Kouassi, Carmen Toudonou, Collince Yan, Myrtille Akofa Haho, Camille A. Sègnigbindé…

Selon le Secrétaire Général de l’Association Ecrivains Humanistes du Bénin, Grégoire GBEHO, au terme des ateliers, les participants réécriront les textes de nouvelles les ayant fait qualifier à la phase finale du programme pour être évalués à nouveau. A l’issue de ce processus, les dix meilleurs textes des trois pays cibles du programme seront publiés dans un recueil collectif de nouvelles thématiques qui servira d’outil de sensibilisation sur la thématique de l’immigration clandestine. Le meilleur de l’ensemble des jeunes auteurs sera sacré, lui, "Prix Ecrivains Humanistes. Plume Junior, 2019" qui lui donne droit à une bourse d’édition individuelle.

Même exercice au Togo au profit de 11 candidats 

Les candidats togolais en atelier du 30 août au 1er septembre 2019 dans les locaux de "Le Litteraire"

A la suite des bénéficiaires du Bénin, les candidats togolais ont eu droit aussi à un atelier de création littéraire pouvant leur permettre d’améliorer leurs textes. Comme à Cotonou, c’est par la communication sur la thématique de "la Migration et Développement" que le président de l’Association Ecrivains Humanistes du Bénin a ouvert l’atelier dans les locaux de l’association "Le Littéraire", vendredi 30 août 2019. Durant trois jours, les 30, 31 août et 1er septembre 2019, plusieurs acteurs togolais de la chaine du livre ont entretenu les participants sur les mêmes thématiques que celles déroulées à Cotonou.

L'écrivain et éditeur togolais, AGBEMELE Espoir, formateur principal lors des ateliers de Lomé

Au nombre de ces acteurs, les participants ont pu échanger avec les écrivains et éditeurs Kutsonya Kalbesh, Agbémèlé Espoir, Ahlijah Mawulolo, Gina de Fanti et Folly Komlan Aballo (éditeur). Les regards sont désormais tournés vers la phase finale du programme.

Pour rappel, le programme est Appuyé financièrement par le Bureau de la Coopération Suisse au Bénin, coordonné au Togo par l’association "Le Littéraire" et au Niger par l’Association Apol.